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REGISTRES DU BUREAU
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l'escrivons presentement à nostre tres cher et amé cousin le mareschal de Montmorency, que vous croirez de ce que sur ce il vous dira de nostre part, tout ainsi que vous feriez nous mesmes. Donné à Montlimart, le xvii0 Septembre v° Ixnn.n
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Le serment de sire Jehan Merault de l'estat d'Eschevin.
Incontinent lesd, lectres leues, mond. sr le Pre­vost a presenté led. Merault aud. sr Gouverneur, qui
a dict qu'il envoya dernierement au Roy le scrutin de la derniere election d'ung Eschevin, pensant que lad. election deppendoit de la premiere, mais que le Roy ne l'entendoit ainsi, mais voulloit que celluy qui auroit le plus de voix, qui estoit Merault, fust receu. Ce faict, a esté ouvert le livre où estoit escript le serment, et mond. sr le mareschal auroit faict lever la main aud. Merault, et luy auroit faict faire le serment contenu esd. ordonnances en la maniere accoustumée, ce que led. Merault auroit promis faire. Ce faict, allerent en l'Hostel de lad. Ville, où mesd. sieurs misrent en possession led. Merault.
DCLXXIV. — Gilles de Morangues, commis pour esventer les marchandises venans de Lion.
22 septembre i564. (H 1784, fol. 276 r°, 278 r°.)
Le lundy, xviii0 jour de Septembre vc lxini, a esté commis par Messieurs, pour esventer les mar­chandises qui viendront de Lyon, au chasteau de Bixsextre, Gilles de Morangues, filz de François de Morangues, marchant et bourgeois de Paris, à la charge qu'il en fera son debvoir, selon l'ordonnance de monseigneur le mareschal.
Commission de Gilles Morangues.
#e par les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
"Gilles Morangues, par nous commis à faire es­venter ies marchandises venans de Lyon, tant par eaue que par terre, nous vous mandons et commec-tons par ces presentes que en toute diligence vous faictes mener toutes sortes de marchandises que
scaurez qui viendra de Lion , tant par eaue que par terre, et Ies faictes reaulment et de faict mener au chasteau de Bixsextre, et illec faire déballer, es-tandre et esvanter et retourner et desployer, si mestier est, l'espace de huict jours, avant que d'en­trer à Paris, pour eviter au danger de peste qui pourroit venir au moyen desd, marchandises infec­tées en lad. ville de Lion, et ne laissez sortir dud. lieu l'espace de huict jours à l'esvent, le tout, suy­vant l'ordonnance de monsr le mareschal de Mont­morency, mareschal de France et Lieutenant gene­ral pour le Roy en cested. Ville. Et après que led. Gilles Morengues a esté nommé par les gardes et maistres de la Marchandise et Mercerye de lad. Ville, luy avons faict faire le serment en tel cas re­quis et accoustumé.
"Faict au Bureau de lad. Ville, le xxne de Sep­tembre mil v° Ixim t1'."
DCLXXV. — [Reparations à faire es fontaines de Belleville-sur-Sablon.]
26 septembre 1564. (Zlh 63, fol. 98 v°.)
Le vingt sixiesme Septembre mil v° lxiiii, a esté ordonné que les reparations necessaires à faire.es fontaines de Belleville-sur-Sablon et de S' Pere seront faictes, selon la visitation qui en a esté faicte
le xxme jour de ce present mois, et a esté enjoinct aux maistres des œuvres d'y besongner en toute dil­ligence.
O A peine Gilles de Morangues fut-il investi de ce mandat qu'il se trouva en litige avec les marchands lésés dans leurs intérêts par celle mesure sanitaire; on le voit, dès le 25 septembre, intenter une action devant le Bureau de la Ville à un marchand milanais, Camille Lempoignano , au sujet de trois balles de marchandises qu'on prétendait suspectes, et qui avaient élé soustraites à la visite; le Bu­reau de la Ville ordonna de les ramener au chàteau de Bicêlre pour y élre éventées, et fit "deffences à l'advenir de plus faire transporter aucunes desd, marchandises, ains faire mener aud. lieu de Bisextrc, et neantmoings sera visitté led. lieu par l'un des sergens de lad. Ville». Vincent Guerry, l'un des gardes de la Marchandise, chargé de l'examen de ces balles, fit un rapport, le 3 octobre, et déclara que sur les dix-buit balles du marchand milanais déposées à Bicetre, quatre avaient élé emballées à Lyon et qu'il était nécessaire de les faire déballer et éventer pièce à pièce. (Archives nationales, Z'b 63, fol. 97 v°, 99 r°, io3 v°.)